20 mai 2012

Renat en Sivretta

Une semaine de pluie qu'y disait... que nénni ! une semaine de traces , oui ! Et puis même sous la pluie, le confort des refuges du coin mérite bien de se mouiller un peu . Mention spéciale pour Chamana Tuoi et Silvretta Hutte, où tu espères une journée pourrie pour bavasser sous la couette. 
En Silvretta, quelques soit la météo, on peu se déplacer, les pentes étant peu soutenues, et dès que le soleil est là, c'est la goinfrade, quelques soit le niveau. Le plus grand danger dans le coin, c'est la taille des bières... prostatique s'abstenir.
Une bien belle semaine de traces et de pinard, de discussions et de rencontre, de descentes sauvages au soleil, de descentes sauvages dans la croute... que du bon. Renat.




14 mai 2012

Coffe & Ecrins

Trois journées de ski de Montagne au cœur d'un mois d'avril bien perturbé.

Vendredi matin je fais la connaissance de Teddy Infirmier , Philippe météorologue et Laurence journaliste. Il s'offre à nous trois jours sur le secteur du glacier blanc en ski de rando. C'est un secteur que j'apprécie bien en skis.
Petit clin d’œil aux collègues guides croisés ce jour là en raquettes. Good luck.

La première journée se passe bien et nous arrivons en début d'après midi au refuge du glacier blanc. Le jour blanc ne nous incite pas à poursuivre vers le col de Monetier. Aussi nous ferons des manips sur la terrasse du refuge : mouflages, remontée sur corde, corps mort…. Tout y passe. 
 Samedi 5 heures il fait beau. Nous quittons le refuge skis aux pieds. Nous avançons bien et les premiers rayons du soleil nous réchauffent à l'entrée du grand plat des Écrins. Le paysage d'hiver est magnifique. Le secteur est désert. Un fort vent du sud nous accompagne et nous pousse heureusement dans la bonne direction. Arrivés sous la pointe Louise, certains de mes compagnon sont déjà bien fatigués par manque d'acclimatation à l'altitude. Nous nous dirigerons donc vers le sommet de Roche Faurio. La progression se fait plus lente, il faut composer avec les rafales de plus en plus violentes. Arrivés sur l'épaule vers 3600 M nous ne pouvons plus tenir debout. Les rafales sont d'une violence extrême. 14O kms/h relevés sur le secteur ce jour là. Demi tour non loin du sommet. Nous passons la nuit au refuge des Écrins .


Le lendemain je me lève : à 5 heures, mauvais temps; 6 heures, très mauvais; 7 heures tout le monde tourne en rond dans le refuge. Dehors c'est le gros mauvais temps avec neige, vent, brouillard. Les plus courageux sont allés aux toilettes situés à l'extérieur du refuge. Moi je bois du café. 9h pas d'amélioration : encore un petit café! Deux litres (de café) plus tard, je décide de redescendre. Tout le monde me regarde bizarre. Genre, ils vont sortir?. Dehors c'est l'enfer blanc. Ce jour là pas de gps :erreur! En tant que local, je ne pensais pas être obligé un jour de sortir les instruments pour relier le refuge des Écrins à celui du glacier blanc. Et bien si !
Je n'avais jamais été aussi heureux de pousser la porte du refuge du glacier blanc. Après un petit café (eh oui encore un) nous décidons de rentrer à la voiture. Trop moche. 12h 30 nous sommes en bas. Juste à temps pour un petit resto à Vallouise. A la question du serveur désirez vous un café nous avons répondu en cœur : "non merci". 

 Pas de sommet pour le groupe certes; mais de beaux moments de montagne dans la tempête. C'est aussi ça la montagne, qu'il fasse beau ou mauvais il y a toujours une aventure à vivre. Mention spéciale au groupe particulièrement sympa et ce malgré les conditions.

Sylvain le guide.

5 mai 2012

Chamonix so Goudes

Chamonix so Goudes,
Mi avril, j'ai encadré un stage goulotte dans le 74 au départ du Tour. Nous avions Eric, Denis, Mathieu et moi bien l'intention de nous gaver de belles lignes de glace dans le cadre xxl du backcountry chamoniard.
Enfin c'était sans compter sur la réalité, neige fraiche, une météo capricieuse, un temps froid, et des lignes plus que sèches. 
Pour la première journée nous avons décidé d'apprécier les conditions de la montagne dans la face EST de la petite Verte. Nous avions décidé de gravir une goulotte de 350 m "la pépite"ouverte il y a deux ans par un copain à moi. Le temps n'était pas pire et malgré un fort vent et beaucoup de neige fraiche, le moral du groupe était excellent. Après une courte approche en raquette (pas de skieur dans le groupe) nous voilà à pied d’œuvre. Une petit pente de neige bien raide nous sépare du début des difficultés. Nous nous encordons rapidement et je me lance dans cette petite pente. Enfoncé jusqu'aux épaules j'avoue me demander ce que je fais là. Enfin le groupe est motivé (premier jour), la pente vraiment courte, les rochers si proches (30m) je suis encordé alors j'avance ou plutôt je m'agite au rythme  d'un mètre à la minute.  Après 15 minutes et 15 mètres plus tard une belle plaque de surface se décroche au dessus de moi, m'attrape par les épaules et me tire vers le bas. Tout s'arrête et je me retrouve penaud, un peu plus bas que mes compagnons. Je me dégage rapidement retrouve mes compagnons et nous décidons de nous orienter sur des ateliers (dry tooling ) non loin du retour des Grand Montets. De retour au centre du Tour je  passe quelques coups de fils pour tenter de mettre à profit la seul belle journée de la semaine . Je téléphone entre autre au refuge des Cosmiques qui me conseille gentiment de passer mon chemin tant le secteur est chargé en neige fraiche. Les collègues m'invitent eux à faire du ski : oui mais personne ne skie dans mon groupe. Que faire? N'écoutant que mon courage je décide d'aller faire un tour dans la goulotte Chèré au triangle du Tacul. Le matin, à la benne de l'Aiguille, je croise beaucoup de collègues en fat (skis larges). Grrr.




Enfin la journée se déroule bien est nous passons un bon moment de montagne avec mes compagnons. Après un joli sprint pour reprendre la benne du soir nous revoilà à la maison Barbier au Tour. La météo s'annonce des plus mauvaises pour le jour à venir. 
Après 300 coups de téléphone, je décide le groupe à changer radicalement de programme. Ce sera les Calanques. Un fort mistral sur ce petit massif nous assure du soleil pour les trois jours. 

Le mercredi nous quittons Chamonix à 4 heures du mat. 6 heures plus tard nous sommes dans la calanque des Goudes. Changement de décor.  Nous grimperons au soleil plusieurs grandes voies sur le rocher Saint Michel. Le lendemain direction Castelvieil et la traversée sans retour. 


Pour finir la semaine en beauté à la grande Candelle par l'arête de Marseille (chère à notre Rebuffat national). 
Tout le monde était bien content de ce plan B. Mathieu m'a remercié d'avoir sauvé le stage, Denis envisage maintenant de faire un stage d'escalade alors qu'il ne voulait pas entendre parler de l'activité avant et Éric m'a avoué avoir fait un stage inoubliable. 


     Bref j'ai encadré un stage Montagne de la terre à Chamonix.
Sylvain le Guide